J'ai le sentiment par moment de me couler dans une petite histoire de Raymond Carver. Où je suis rappelée de manière récurrente à la vie de tous les jours, à ses préoccupations, aux maux qui ne s'énoncent que difficilement voire insuffisamment par le "dit", ces infimes détails de l'entité qui font parfois les grandes biographies anonymes. Je me retrouve prise dans des histoires ordinaires ou extraordinaires qui pourraient être les vôtres, que je découvre avec une lenteur étonnante et exquise. Il me faut du temps et de la patience pour mettre à jour sur la place mes secrets. Je ne suis pas dans la représentation d'un strip-tease où mon âme traîne à nue.
Je crois aussi que chacun peut y trouver ce qu'il cherche, en fonction de son émotivité, de son passif, de son parcours perso ou n'ayons pas peur des mots de ses pathologies si on admet le fait que nous sommes tous des malades dans l'ignorance. Au fil du sablier j'ai appris à me focaliser sur certaines personnes et à en occulter d'autres, car ce qu'ils ont à me baragouiner ne m'intéresse pas ou plus. Une fois passé les plaisirs, les joies de la rencontre il m'est tout à fait possible d'avoir le regard verticale, et de ne prendre rendez-vous qu'à mes heures pleines, toutefois je me rends compte au bout d'un certain temps (parfois très court) que toutes ces histoires bien que divergentes finissent toujours par s'épouser. Ce qui pourrait paraître pour un jugement un peu sévère n'est qu'un avis et le mien de surcroît ce qui n'engage que moi. Je tiens tout de même à saluer ici la performance de quelques rencontres. Belles interférences.
J'ai toujours cru que tout reposait sur le dialogue et sur la manière dont les mots nous sont restitués en émotions, en silences aussi, dans des explosions de voix et quelques fois en excuses. Erreur. Dans une rencontre je me suis aperçu que l'évolution de chacun est élégante, avenante et rassurante. Qu'elle ne supporte aucune précipitation. Les essences s'ouvrent poussivement avec notons le tout de même d'imprévisibles accélérations et des contrecoups inattendus d'une conversation à une autre. Ceci dit les sentiments cohabitent à l'aveugle dans l'attente de celle-ci. Dans des bondissements qui nous chahutent ou nous laissent sur le marbre. Dorénavant avant d'aller sur la place je conjurais les bouches vaseuses et les sillons des accords imparfaits.
Je crois aussi que chacun peut y trouver ce qu'il cherche, en fonction de son émotivité, de son passif, de son parcours perso ou n'ayons pas peur des mots de ses pathologies si on admet le fait que nous sommes tous des malades dans l'ignorance. Au fil du sablier j'ai appris à me focaliser sur certaines personnes et à en occulter d'autres, car ce qu'ils ont à me baragouiner ne m'intéresse pas ou plus. Une fois passé les plaisirs, les joies de la rencontre il m'est tout à fait possible d'avoir le regard verticale, et de ne prendre rendez-vous qu'à mes heures pleines, toutefois je me rends compte au bout d'un certain temps (parfois très court) que toutes ces histoires bien que divergentes finissent toujours par s'épouser. Ce qui pourrait paraître pour un jugement un peu sévère n'est qu'un avis et le mien de surcroît ce qui n'engage que moi. Je tiens tout de même à saluer ici la performance de quelques rencontres. Belles interférences.
J'ai toujours cru que tout reposait sur le dialogue et sur la manière dont les mots nous sont restitués en émotions, en silences aussi, dans des explosions de voix et quelques fois en excuses. Erreur. Dans une rencontre je me suis aperçu que l'évolution de chacun est élégante, avenante et rassurante. Qu'elle ne supporte aucune précipitation. Les essences s'ouvrent poussivement avec notons le tout de même d'imprévisibles accélérations et des contrecoups inattendus d'une conversation à une autre. Ceci dit les sentiments cohabitent à l'aveugle dans l'attente de celle-ci. Dans des bondissements qui nous chahutent ou nous laissent sur le marbre. Dorénavant avant d'aller sur la place je conjurais les bouches vaseuses et les sillons des accords imparfaits.






